Le 13 juin dernier, Patrick Leforestier a été élu président de la Fédération des entreprises de propreté. Il succède à Guy Auffret, président sortant ayant accompli deux mandats successifs. Portrait et interview d'un homme qui, depuis plus de 25 ans, oeuvre de différentes manières avec pour objectif de défendre les intérêts de la profession.
Que pouvez-vous nous dire de votre parcours au sein de la profession?
Titulaire d'un baccalauréat en Sciences Expérimentales et d'un diplôme de l'Ecole Supérieure de Sciences commerciales appliquées, j'ai débuté ma vie active dans l'automobile. Ce n'est qu'après le premier choc pétrolier que j'ai découvert la Propreté. J'ai d'abord été directeur commercial pour le groupe GSP.
GSP est devenu Abilis, je suis devenu directeur régional avant de reprendre un fonds de commerce pour devenir chef d'entreprise. Aujourd'hui, je dirige 3 entreprises : ASEG, ASEG Prime et Sarabiti.
Je me suis impliqué très rapidement dans la défense des intérêts de la branche : d'abord comme conseiller prudhomal, puis en intégrant le Conseil d'Administration du GIFEN dès 1995, avant d'être élu à la Présidence en 1999.
Je représente la Profession auprès du MEDEF, j'ai aussi tenu les rênes du FARE et été vice-président de la FEP.
Comment faites-vous pour multiplier toutes ces casquettes?
Je suis particulièrement bien épaulé par mon épouse et je sais déléguer.
Ces expériences diverses et variées me seront d'ailleurs utiles à la Présidence de la FEP.
D'aucuns peuvent s'inquiéter de voir un représentant de la région Ile-de-France prendre la Présidence de la FEP et craignent peut-être que vous soyez éloigné des problèmatiques du terrain?
En tant que chef d'entreprise, je connais et vis au quotidien les problèmes des PME de notre secteur. J'ajoute que le GIFEN est une Chambre régionale au même titre que les autres Chambres de la FEP.
Elle a les mêmes attentes, les adhérents ont les mêmes demandes. Elle fait le même travail que les autres. De plus, je viens d'un petit pays près de Rouen, pas plus de 25 âmes. Je ne suis pas ce que l'on appelle un produit du parisianisme, loin s'en faut!
De la même façon que l'on oppose Paris aux régions, on a tendance à opposer les grandes entreprises aux PME. Notre Fédération est là pour défendre les intérêts de tous. Et, si l'on considère que les plus grands groupes sont composés de petites agences, je pense que les intérêts des "grands" sont plus proches de ceux des PME que certains veulent bien le croire. Le marché est suffisamment vaste pour tous!
Quels sont les grands axes de votre programme?
Avant tout, la FEP est au service des adhérents. Un travail énorme a déjà été fait. Il faut le poursuivre et le mettre en valeur. Il faut informer les adhérents au juste temps et au juste moment.
Dans cet esprit, le magazine Services va muter, Proprement Dit sera encore amélioré et nous allons enclencher un vaste chantier de rénovationn du site internet.
Je poursuivrai les efforts de lobbying déjà entrepris.
Ensuite, je souhaite simplifier la vie des nouveaux adhérents en proposant un carnet de services recensant Qui fait Quoi et Où.
Je veux aussi renforcer les liens avec les Chambres. Je serai un Président à l'écoute. Les représentants des Chambres sont des courroies de transmission à double sens. Ils doivent remplir ce rôle à plein, et je veux leur en donner les moyens.
Les grands chantiers en devenir sont les prochaine négociations sociales, le développement durable et bien sûr le suivi des projets du gouvernement.

